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Faits divers - À l'occasion des 20 ans de sa disparition

Unis par la pensée avec la famille, en souvenir de Marion. Une minute de silence a été observée devant la porte de l'école Sembel. / Photos Morad Cherchari
Unis par la pensée avec la famille, en souvenir de Marion. Une minute de silence a été observée devant la porte de l'école Sembel. / Photos Morad Cherchari

Une marche silencieuse qui a quitté le palais de justice pour rejoindre l'école Sembel, a rassemblé hier à Agen une centaine de personnes. Tous là en mémoire de Marion.

C'est un triste anniversaire du souvenir qui a été commémoré hier au travers d'une marche dédiée à Marion Wagon, portée disparue depuis 20 ans. Une centaine de personnes, anonymes, élus, commerçants et proches de la Mouette ont pris part à ce rassemblement pour ne pas oublier cette jolie petite fille. La marche a rejoint l'école Sembel où des enfants s'amusaient derrière les grilles. «La vie se trouve ici, en entendant ces éclats de rire, mais Marion est partie de là…, a souligné Annie Gourgue, nous sommes en communion de pensée avec ses parents, et par notre présence, nous voulons dire plus jamais ça !». Les parents de Marion se sont éclipsés dans le Nord pour passer quelques jours en famille à l'occasion de cette période douloureuse qui rappelle les heures sombres, l'effroi et l'absence avec un grand A. Chaque moment important comme le 3 août qui marque les 30 ans de leur fille ou ce séisme du 14 novembre ravivent les plaies béantes. Annie et Serge, les beaux-parents du frère de Marion, Gilles, avaient tenu à être présents dans l'assemblée. «Nous envoyons nos tendres pensées et notre affection à Michel et Françoise Wagon. Nous sommes très heureux de constater aujourd'hui que beaucoup de gens n'ont pas oublié Marion». Dans le cortège, des policiers, des gendarmes et l'ancien maire d'Agen Paul Chollet, une des institutrices de Marion également et un représentant de l'inspection d'académie. Michel Viana, un ancien médecin à la retraite connu pour ses prises de position dans l'affaire Magali Forabosco, convoque le souvenir de la fillette : «Elle est comme suspendue dans le ciel. C'est terrible pour des parents qui n'ont pas de réponses et qui ne peuvent entamer un travail de deuil, si tant est qu'on puisse faire le deuil de son enfant». Les Parents wagon restent en quête de vérité 20 ans plus tard dans une disparition qui aura alimenté fantasmes et suscité bien des passions et des querelles de personnes et d'ego au niveau de l'instruction, laissant un goût amer. l


Les proches et la famille de la petite Marion Wagon espèrent toujours, 20 ans après, qu'un nouvel élément permette de faire avancer l'enquête. AF

Une centaine de personnes ont marché dans les rues d’Agen lundi, vingt ans jour pour jour après la disparition de Marion Wagon, une fillette de 10 ans qui avait disparu sans laisser de traces à la sortie de son école.

«On est là aujourd’hui pour dire à Marion : Agen ne t’oublie pas. Pour dire aux parents de Marion que nous sommes plus que les autres jours en pensée de communion avec eux, et pour dire plus jamais ça», a déclaré devant l’école Annie Gourgue, la présidente de l’association de protection de l’enfance maltraitée La Mouette, qui s’était fortement mobilisée après la disparition de la fillette.

Disparue entre l'école et sa maison

Le 14 novembre 1996, Marion Wagon avait disparu sans laisser de traces entre l’école et son domicile, situé à 400 mètres, où elle devait rentrer déjeuner. La justice continue ses investigations sur une disparition qui avait suscité de vastes campagnes d’appels à témoins et ému la France entière, jusqu’à l’Elysée.

"Si quelqu'un sait..."

«Si quelqu’un sait, qui n’a pas voulu, qui a eu peur, qui n’a pas osé dire, qui a protégé... 20 ans après ce n’est pas trop tard! 20 ans après, les parents de Marion n’attendent que cela, nous, nous n’attendons que cela», a lancé Mme Gourgue.

«Avec (le dispositif) Alerte enlèvement, on a quand même retrouvé 13 enfants, et je pense que si on avait eu tous ces moyens lorsque Marion a disparu, certainement on saurait quelque chose. On n’avait pas de fichier génétique à l’époque», a rappelé la présidente de La Mouette.

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