Visite guidée par Annie Gourgue. Les membres du club Inner Wheel d’Agen ont pu mesurer l’utilité de cette salle aménagée le plus clair du temps dans des gendarmeries./ Photo J-M. Mazet
 
L’association «La Mouette» est à l’origine avec l’appui de la gendarmerie, de la création de salles Mélanie dédiées aux auditions de mineur(e) s victimes de violences sexuelles. Le club Inner Wheel soutient aujourd’hui l’initiative.
Les salles Mélanie ont vu le jour grâce à l’action de La Mouette. Depuis, elles ont essaimé dans le grand Sud-Ouest et le nord de la France grâce à l’implication de sa présidente, Annie Gourgue.
La Mouette se constitue systématiquement partie civile dans les procès de cybercriminalité et reverse les dommages et intérêts au profit de l’implantation de ces salles. En effet, dans ce type d’affaires, les bancs de la partie civile sont généralement vides.
Difficile d’identifier les mineur(e) s victimes sur les images de pédopornographie qui circulent sur le net. En revanche, les auteurs de ces mises en scène ou qui participent à la diffusion de ces fichiers, sont traqués et confondus par des services de gendarmerie spécialisés dans la cybercriminalité. La cause des enfants est un combat commun à l’association Inner Wheel qui a souhaité apporter son soutien, cette année, à La Mouette via la remise d’un chèque provenant de ses œuvres caritatives.
Femmes et enfants
«Soutenir cette action correspond pleinement à l’essence de nos missions en faveur des femmes et des enfants», a expliqué la présidente du club Inner Wheel d’Agen, Isabelle Ciaponi, qui n’exclut pas de pérenniser cette aide. Une contribution financière qui servira à l’ouverture programmée d’une 12e salle qui coûte en moyenne entre les travaux et les équipements d’enregistrement vidéo, au bas mot 11 000 euros.
D’autres clubs services ont pris part financièrement à certaines des salles Mélanie de la région.
Une visite guidée de la première salle Mélanie, aménagée à la gendarmerie d’Agen, a été organisée par Annie Gourgue à destination des bienfaitrices de l’Inner Wheel d’Agen et de Chantal Nouhaud, gouverneur du «District 69» qui rassemble 17 clubs en Aquitaine.
Première salle européenne à Athènes
Une salle dont les couleurs douces et les meubles bas à l’échelle des enfants, ne sont pas perçus comme anxiogènes par les petites victimes d’abus sexuels. Le local technique est séparé par une vitre sans tain de la salle d’audition.
Le but est d’observer le comportement de l’enfant, sans le côté formel et intimidant d’une audition dans un bureau de gendarmerie. Et surtout son audition est enregistrée une fois pour toutes. Ce qui constitue une pièce maîtresse du dossier qui sera reversée aux enquêteurs, au juge d’instruction et aux fins de procès, faisant ainsi l’économie de répétitions traumatisantes. Une maison de poupées permet aussi de mettre en mots les maux subis et de localiser les faits dans les pièces de l’habitation.
Dès que la première salle a été médiatisée, la Mouette a été assiégée de demandes émanant des brigades de gendarmerie qui voulaient éviter de la route et des virages dans les zones plus reculées, aux enfants.
Les emplacements sont réfléchis en fonction de leur aspect pratique.
Très investie au plan européen dans le champ de l’enfance maltraitée et des disparitions d’enfants, Annie Gourgue renoue avec ses racines grecques puisqu’elle s’apprête à s’envoler à Athènes en avril pour inaugurer la première salle Mélanie en Europe portée par une association grecque active dans le domaine de la protection de l’enfance «The smile of the child».
Les clubs du «District 69» se réuniront en juin à Agen, peut-être l’occasion de présenter le bien-fondé des salles Mélanie.
Salles Mélanie : Agen, Cambrai, Nontron, Villeneuve-sur-Lot, Marmande, Mont-de-Marsan (salle du conseil général), Orthez, Lourdes, Bordeaux, Bayonne, Bergerac et Oloron Sainte-Marie.
C.St-.P.

Qui ne serait heureux de voir qu’un homme a rapporté le portable que vous aviez perdu dans la rue, au commissariat le plus proche ?
Pas le prévenu qui comparaissait hier devant le tribunal correctionnel d’Agen. Car les policiers durent chercher dans l’appareil des pistes leur permettant de remonter jusqu’à lui. Ce dont il se serait bien passé. En effet, les enquêteurs découvrent dans les photos stockées plus de 50 images à caractère pédopornographique. Elles mettaient en scène des fillettes, âgées de 6 à 8 ans à peine, forcées de subir ou de se livrer à des actes sexuels. Les policiers placent le propriétaire du Smartphone en garde à vue et se rendent aussitôt au domicile de ses parents, chez lesquels il vit. Mais la mère avait déjà jeté l’ordinateur et se refusera à toute autre déclaration. L’homme affirmait être tombé par hasard sur ce site et ne s’être jamais servi des photos pour assouvir ses fantasmes. Annie Gourgues, la présidente de l’association «La Mouette» interpellait le prévenu : «C’est parce qu’il y a des gens comme vous qui consultent ces sites que l’escalade de la violence va vers les tout-petits». «Ils souffrent parce que l’image que vous avez regardée, ils savent que toute leur vie elle restera». «Je ne sais pas s’il a conscience que ce sont de vrais enfants», s’indignait-elle.
 
Me Derisbourg se constituait partie civile pour «La Mouette» : «Nous ignorons l’identité des enfants sur ces photos. Nous n’avons donc pas la possibilité de réparer le préjudice qu’ils subissent avec ces images immortalisées à tout jamais». Elle expliquait que l’indemnisation demandée aux prévenus condamnés permettait d’aider de manière indirecte d’autres enfants victimes de sévices, car tout est réinvesti dans des salles dites Mélanie, où les petites victimes sont auditionnées.
 
«A-t-il seulement pensé à ces fillettes de 6 ans qui doivent faire des fellations, subir des pénétrations et au fait qu’il incitait les membres de ces réseaux à continuer à perpétrer des faits criminels», assène la représentante du ministère public qui requiert 15 mois de prison dont 10 mois avec sursis et mise à l’épreuve avec obligation de soins.
 
Me De Behr parle d’un petit garçon abandonné par sa mère malgache et étonné de découvrir de nouveaux parents qui n’étaient pas de la même couleur que lui. Puis elle évoque le travail que son client commence avec un psychanalyste de Tonneins avec lequel il a pris conscience de la gravité de ses actes. Elle demande de réduire le quantum de la peine. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré.
 
Annie Gardère

 

Les enfants écoutent le discours du maire Bruno Dubos et Annie Gourgue, présidente de « La Mouette », pour le 25e anniversaire de la convention des Droits de l’enfant./Photo Ch.H.
 
Quelques années après avoir inauguré la place des Droits-de-l’Enfant (mai 2006), Annie Gourgue, présidente de «La Mouette», est revenue, ce jeudi 20 novembre. Avec le maire Bruno Dubos, entouré d’élus, elle a fêté, en présence des enfants de l’école élémentaire et des enseignants, le 25e anniversaire de la convention internationale des Droits de l’enfant. L’édile s’est tourné vers «le personnel enseignant en le remerciant pour son implication à l’égard de cet événement. Cela permet aux élèves d’être sensibilisés à des notions importantes d’éducation qui contribuent à former les citoyens d’aujourd’hui et de demain».
Avant d’ajouter : «La défense des Droits des enfants est un enjeu majeur partout dans le monde. La convention internationale vient nous rappeler l’évidence : tous les enfants sont égaux en droits quelle que soit leur couleur de peau, d’origine, leur religion ou leur état de santé. Notre rôle d’adulte est de veiller à l’application de ces droits et d’abord de vous les faire connaître». L’élu a indiqué qu’il veillerait à les faire vivre. Il prend en exemple et félicite par là même les animateurs permettant le droit aux loisirs grâce aux structures municipales.
«C’est super d’être ici devant vous», s’exclamait Annie Gourgue. «Aujourd’hui pour moi, c’est une fête. Vous avez le droit de dire non à l’adulte mais vous avez aussi des devoirs», a-t-elle lancé.
«Nous allons vous faire un cadeau en vous remettant un marque-page et petit livre où sont inscrits les quarante-deux articles de la convention qui vous protègent et indiquent vos droits. Je suis contente car nous allons planter un arbre. Ce qui me plaît dans cette plantation est que chaque jour vos parents qui passent devant sauront que vous avez des droits», enchaîne la présidente. Après les chants, la présidente et le maire avec quelques élèves ont planté l’arbre place des Droits-de-l’Enfant.
 

La Dépêche du Midi

 

Enfants du groupe scolaire et personnalités.
Modeste par sa taille mais grand par ses réalisations, le village de St-Jean-de-Thurac en a fait ce dimanche une nouvelle démonstration. Complice, la météo capricieuse les jours précédents comme l’après-midi même de cette cérémonie, a voulu lui donner plus d’éclats durant le déroulement de celle-ci. Les enfants de l’école étaient à l’honneur autour de leur enseignant, du maire Jean Prouzet, de Lucette Lousteau, députée ; Annie Gourgue, présidente de l’association «La Mouette», et Christine Bonfanti-Dossat, vice-présidente ; Bernard Perret, conseiller régional d’Aquitaine ; Marc Boueilh, conseiller général, Thierry Bégué, chef de brigade de la gendarmerie de Puymirol, des maires et élus du canton. Alors que plusieurs communes du département ont célébré le 25e anniversaire de la signature par la France de la Déclaration internationale des Droits de l’Enfant, Saint-Jean-de-Thurac s’est tourné plus encore vers les enfants alors que sur la place du village de fortes émotions mêlées aux jeunes voix interprétant des chansons de l’incontournable Francis Cabrel s’élevaient. Et, sous la direction de l’instituteur, l’impulsion et l’émotion de Jennifer, les messages furent nombreux… En effet, quoi de «plus beau qu’un enfant» (Jean Prouzet), «droit de jouer, de dire non pour les enfants qui sont les adultes de demain» (Annie Gourgue), «droits de l’enfant, préoccupation et vigilance permanente envers ceux qui sont trop souvent victimes de guerre comme du profit» (Lucette Lousteau)…
Un olivier, arbre chargé de symboles, a été planté devant le groupe scolaire, place de la Mairie baptisée place des Droits-de-l’Enfant ont marqué cette matinée pour le plus grand plaisir de tous les acteurs et participants.
La Dépêche du Midi

 

« La Mouette » mène régulièrement des actions pour la protection et la défense des enfants. / Archive. M.C
 
Présidée par Annie Gourgue, l’association «La Mouette» s’est engagée depuis trois décennies dans la cause de l’enfance. Ses missions : la protection et la défense des enfants, l’aide et le soutien aux familles des victimes, la lutte contre la cybercriminalité et la recherche d’enfants disparus. Le 14 novembre prochain, «La Mouette» aura une pensée émue pour Marion Wagon disparue voilà 18 ans cette année. «Nous demandons au public d’arborer un ruban blanc du souvenir pour elle». Par ailleurs, le 20 novembre est la date du 25e anniversaire de la signature de la convention internationale des Droits de l’enfant. Pour marquer cette commémoration et à l’initiative de l’association, un arbre à feuilles persistantes sera planté dans l’enceinte du conseil général de Lot-et-Garonne, ainsi qu’un olivier le 30 novembre à Saint-Jean-de-Thurac sur la place des Droits-des-Enfants qui sera officiellement baptisée le même jour. Un arbre sera aussi mis en terre le 20 novembre à Foulayronnes accompagné d’un lâcher de ballons et tous les élèves des écoles primaires de la commune recevront un petit livre sur les Droits de l’enfant. Rappelons que «La Mouette» a contribué à la création des salles Mélanie dédiées aux auditions des mineurs victimes de violences sexuelles. La première salle a vu le jour en 2009 au groupement de gendarmerie d’Agen. Onze autres projets ont été menés à bien depuis : Marmande, Villeneuve-sur-Lot, Mont-de-Marsan, Orthez, Lourdes, Cambrai, Nontron, Bergerac, Bordeaux et Bayonne. Oloron-Sainte-Marie sera terminée en décembre et Sarlat est actuellement en préparation. Ces salles sont financées en majorité par les dommages et intérêts obtenus lors de procès contre les cybercriminels détenteurs de photographies à caractère pornographique infantile, avec des subventions de la fondation d’entreprise Caisse d’Epargne et des aides du Lions Club les Jardins d’Ovalie, Lions Club d’Agen et le Rotary-club d’Oloron Sainte-Marie.
 

C.St-.P

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