Publié le . Mis à jour par Bastien Souperbie.
 
Annie Gourgue et Christine Bonfanti Dossat
 

A Agen, Annie Gourgue, a interpellé, lundi, en cette Journée dédiée aux droits de l’enfant, la sénatrice Christine Bonfanti-Dossat

Annie Gourgue, la présidente de la Mouette, a interpellé, lundi, en cette Journée dédiée aux droits de l’enfant, la sénatrice Christine Bonfanti-Dossat, au sujet du projet de réforme du gouvernement qui consisterait à l’abaissement de la majorité sexuelle. Celle-ci établie à 15 ans actuellement passerait à 13 ans.

« Inadmissible, inenvisageable », s’étrangle d’indignation Annie Gourgue, qui a trouvé en la sénatrice une oreille attentive. Christine Bonfanti-Dossat est en effet également vice-présidente de la Mouette. La parlementaire ne va donc pas se gêner pour interpeller au Sénat le ministre de la justice Nicole Belloubet et la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa sur le sujet lors des questions au gouvernement.

"A 13 ans, on est encore un enfant"

« C’est un très mauvais signal, s’insurge l’élue. C’est la porte ouverte aux pédophiles qui vont se frotter les mains et se dire que la chasse promet d’être bonne ». L’élue rappelle par ailleurs que l’Espagne avait abaissé la majorité sexuelle à 13 ans avant de revenir en arrière et de la fixer à 16 ans en 2015. En Allemagne, en Italie et au Portugal, la majorité sexuelle est de 14 ans.

« A 13 ans, on découvre son corps, on est encore un enfant. Or, il y a un principe quand on est un enfant : c’est qu’on est jamais consentant ! Ce projet n’est rien d’autre qu’une régression par rapport aux droits et à la protection de l’enfant » tempête Christine Bonfanti-Dossat. « Il y a plus urgent en matière de droit, estime Annie Gourgue. L’imprescriptibilité des crimes sexuels, c’est cela la priorité ». La présidente de la Mouette a d’ailleurs déjà interpellé un ministre à ce sujet : celui de l’Intérieur, Gérard Collomb, lors de sa visite à Libourne la semaine dernière.

Sud Ouest 20 novembre 2017

 

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