Notre nouveau projet pour décembre 2018, une salle Mélanie au Commissariat d'Agen.

Ce sera notre quatrième salle Mélanie dans le Lot-et-Garonne.

Le Lions club Ovalie ont d'ores et déjà participé

http://www.la-mouette.fr/revue-de-presse/102-le-lions-offre-1300-euros-a-la-salle-melanie

Merci !

 

21/11/2018

Les travaux de l'installation de la salle Mélanie au Commissariat d'Agen ont commencé...

 

 

 
Publié le .
 

Inaugurée officiellement ce mardi 5 mars, à Agen, la salle Mélanie du commissariat a déjà servi à auditionner un petit garçon de 5 ans et une fillette de 7 ans. Explications 

Les panneaux de bois figurant un petit garçon et une petite fille peuvent aider les petites victimes à indiquer à quel endroit du corps ils ont subi une agression.©Thierry Breton

La maison de poupées permet à l’enfant de mimer des choses dont il veut parler ou dont il ne souhaite pas parler. A côté, le "glou-glou" de la fontaine a des vertus apaisantes.©Thierry Breton

La caméra filme le comportement de l’enfant et ses gestes, y compris les mouvements de bras et de jambes sous la table, délibérément choisie en verre.©Thierry Breton

Aux côtés du commissaire Laurent Fraysse, de droite à gauche, Audrey Philipps, brigadier-chef et officier de police judiciaire, n°2 du groupe d’atteintes aux personnes, Annie Gourgue, présidente de La Mouette, la préfète Béatrice Lagarde et le procureur général, Patrick Mathé. ©Thierry Breton
 

Désormais, les policiers n’auront plus à se délocaliser leurs auditions de mineurs dans les locaux de leurs voisins les gendarmes. ©Thierry Breton


Dans une pièce contiguë, un policier peut suivre l’audition en direct et communiquer via des oreillettes, avec le collègue qui entend l’enfant dans la salle Mélanie. ©Thierry Breton

L’inauguration de la salle Mélanie s’est déroulée en présence d’un proche collaborateur du ministre de l’Intérieur, puisque Philippe Tireloque, inspecteur général de la police nationale et conseiller police de Christophe Castaner, avait spécialement fait le déplacement depuis Paris. ©Thierry Breton

 

La salle Mélanie inaugurée au commissariat d'Agen

Publié le , mis à jour
 
L'essentiel : La 19e salle Mélanie dédiée aux mineur(e)s victimes de violences sexuelles financée par la Mouette a été inaugurée aujourd'hui au commissariat d'Agen. Une audition enregistrée et filmée dans un lieu bienveillant qui évite aux jeunes victimes de répéter et revivre les traumatismes subis.


La salle était appelée de ses voeux. Le législateur impose depuis 1998 l'audition enregistrée et filmée des mineur(e)s victimes d'abus sexuels. L'association La Mouette se bat pour la cause des enfants depuis plus de trois décennies. A la faveur des dommages et intérêts dont elle bénéficie dans le cadre des procès en pédocybercriminalité, elle a contribué à l'ouverture de 18 salles Mélanie, avec l'inauguration officielle hier de la 19e salle installée au 2e étage du commissariat d'Agen.

La première salle Mélanie avait été créée voilà 10 ans à la gendarmerie d'Agen, partagée dans le cadre des procédures par les militaires et les policiers. Depuis, d'autres salles ont essaimé en France sous l'impulsion de la Mouette avec le soutien de nombreux bénévoles et partenaires financiers comme Le Lions club ou l'Innerwheel, mais aussi des entreprises et initiatives privées.

Dès sa nomination à Agen, le commissaire Laurent Fraysse a été conquis par la démarche volontariste d'Annie Gourgue et s'est lancé avec enthousiasme dans ce projet à ses côtés. Il a remercié ce matin, "tous les membres bienfaiteurs qui ont réuni un budget de 15 000 euros et qui ont contribué à ce que la journée d'hier soit une belle date pour la DDSP", a t-il précisé. "Cette salle était espérée pour les jeunes victimes d'agressions".  "Ce dossier n'aurait pu voir le jour sans votre appui sans faille"s, a-t-il gratifié la présidente de la Mouette soulignant sa générosité de coeur.

Mise en confiance

Un déménagement interne à l'hôtel de police a permis de dégager un espace de deux bureaux mitoyens. L'un aménagé de manière chaleureuse aux fins d'auditions des mineur(e)s avec mobilier coloré, maison de poupées pour situer les pièces où se sont déroulés les sévices et décoré d'un coquelicot sur le mur, symbole pour Annie Gourgue, de fragilité mais aussi de résilience chez cette fleur qui pousse partout.

Des enquêteurs du groupe "d'atteintes aux personnes" et de l'ancienne brigade des mineurs du commissariat recueillent la parole de l'enfant d'un côté qui est retransmise dans une pièce mitoyenne par écran interposé qui filme et enregistre les déclarations. Via une oreillette et un zoom, les techniciens peuvent suggérer des questions ou orienter aussi les auditions en fonction du comportement et de la gestuelle du mineur visualisé en direct dans le bureau voisin. Emblématique fondatrice des salles Mélanie, Annie Gourgue, la présidente de la Mouette, a rappelé les 35 ans d'existence de l'association depuis la disparition de Magali Forabosco, les 30 ans de la déclaration internationale des Droits de l'enfant et la 19e installation d'une salle Mélanie "ici à Agen qui garde la tache indélébile de la disparition de Marion".

Une salle cruciale, accueillante et bienveillante selon elle, "car redire ses traumatismes, c'est les revivre. Là on recueille une seule fois la parole de l'enfant". Et la vidéo versée au dossier d'un juge d'instruction, pourra être diffusée aussi au moment du procès d'assises.

Libérer la parole

Pour la préfète Béatrice Lagarde, "les violence sexuelles restent difficiles à quantifier, souvent tabous et accompagnées de honte. Avec la crainte de ne pas être crues, les victimes sont contraintes au silence et la société à la surdité. Les services de polices et de justice ont le devoir de révéler des faits". Elle a évoqué l'allongement des délais de prescription. "Cette salle Mélanie est faite pour libérer la parole et aider à la manifestation de la vérité". La préfète a salué l'engagement d'Annie Gourgue dans ce combat. Cette dernière se rend demain à Paris signer une convention de salles Mélanie avec la direction générale de la gendarmerie nationale. Ce matin, Philippe Tireloque, conseiller auprès du ministre de l'Intérieur s'est déplacé spécialement pour assister à l'inauguration.

Caroline Saint-Pierre