35 ans après rien n'a changé !
Le 27 Janvier 1984 disparaissait à Colayrac commune de Lot et Garonne, une petite fille âgée de 7 ans, elle s'appelait Magali FORABOSCO.
Espérance, puis tristesse et colère lorsque Magali fut retrouvée violée et assassinée après 15 jours de recherches.
Un an passe et enfin son assassin Robert GUINET fut retrouvé. Il avait fait des propositions à une jeune collégienne qui n'a pas hésité à en parler à ses parents.
Nous apprenions avec STUPEUR que cet assassin avait été condamné à la perpétuité en Meurthe et Moselle pour le viol et l'assassinat d'une petite jeune fille alors âgée de 13 ans.
Libéré pour bonne conduite il s'installe dans le 47 et passe inaperçu.
Condamné une première fois à la perpétuité et déjà libéré !
Puis Céline, Delphine, Alexandre, et tant d'autres prénoms d'enfants (en moyenne 18 à 20 mineurs par an) sont venus se rajouter à la longue liste des victimes de ces assassins pédophiles à qui la Justice a voulu donner une autre chance de réinsertion !
Marches blanches, fleurs, bougies, cris d'horreur et d'angoisse, interrogations, banderoles "plus jamais ça" Devions-nous nous contenter encore et encore de ces démarches sachant que depuis l'abolition de la peine capitale aucune peine de substitution n'avait été prévue par le Ministre de la Justice Monsieur Robert BADINTER. L'échelle des peines n'existait plus ? La perpétuité demandée par des jurés aux assises n'était pas respectée.
Avec des parents d'enfants victimes, retrouvés violés et assassinés nous avons réfléchi et proposé au Garde des Sceaux de l'époque Monsieur Pierre MEHAIGNERIE "La peine incompressible 30 ans" et remise en liberté après expertise de 2 experts psychiatres de renommée et suivi de ces criminels.
Vous l'aurez remarqué cette peine est rarement demandée !
Des années après, devant l'escalade des violences sexuelles faites aux enfants avec La Fondation pour l'enfance, ManuAssociation et l'APEV nous avons oeuvré pour la mise en place en France, comme il en existait dans d'autres pays, d'un fichier dans lequel seraient inscrits tous les pédophiles. Ce fichier existe le FNAEG, mais apparemment il ne sert pas à suivre ces pédophiles ! Les maires ne savent même pas qu'il existe et ils devraient pouvoir accéder à ce fichier avant d'engager un futur salarié qui pourrait être auprès des enfants (centre de loisirs ou sportif, ramassage scolaire...)
AUTREMENT DIT,
Des années après, des violeurs récidivistes ou pas, ne font pas la totalité de leurs peines et se retrouvent dans la société dans un total anonymat !
Des années après, des violeurs n'ont aucun suivi !
Des années après, pour faire avancer la réinsertion la Justice a mis en place ce qu'on appelle "LA JUSTICE RÉPARATRICE" !
Et des années après, des enfants sont encore victimes de ces pédophiles que tous les experts psychiatres sont unanimes à dire qu'un jour ou l'autre ils récidiveront !
Et des années après, des parents pleurent et vivent une douleur incommensurable après la perte de leur fille ou fils.
Des années après, ce ne sont pas les Magistrats qu'il faut incriminer ils appliquent le code de procédure mais il faut se bouger pour faire changer les choses en faveur des enfants et protéger leur avenir.
Aujourd'hui des hommes et des femmes ont accompagné les parents de la petite Angélique en organisant une marche blanche et un lâcher de ballons blancs et partagent leur douleur !
Et demain ? Demain, une information chassant l'autre, cette petite fille sera oubliée si une association ne rappelle pas ce drame et ne soutient pas les parents.
Et demain d'autres criminels pédophiles condamnés à de longues peines ne les feront pas dans leur totalité et demain d'autres enfants seront victimes !
A moins que demain, des voix s'élèvent de la France entière, pour dire : "POUR PROTÉGER NOS ENFANTS NOUS EXIGEONS QUE LES PÉDOPHILES ACCOMPLISSENT LA TOTALITÉ DE LEUR PEINE ET SOIENT SUIVIS A LA TRACE"!