Bar-le-Duc

Salle Mélanie : une salle adaptée à l’audition des mineurs victimes

Fini le temps où les enfants victimes étaient auditionnés dans des bureaux avec plusieurs policiers. Depuis maintenant un an, le commissariat de Bar-le-Duc est doté d’une salle spécialement aménagée et financée en partie par l’association La Mouette.

Par Karine DIVERSAY - 23 févr. 2021 à 07:00 - Temps de lecture : 2 min
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Une Salle Mélanie a été créée au commissariat pour l’audition des enfants victimes.  Photo ER /Jean-Noël PORTMANN
 
 

Un canapé, un tapis, une table, des chaises, des étagères, une maison de poupées… en poussant la porte de l’ancienne salle des archives du commissariat de police de Bar-le-Duc on se croirait dans un salon. Cet espace, aménagé voilà un peu plus d’un an, n’est nullement la salle de repos des policiers. Mais un véritable espace de travail.

« Une salle conçue pour mettre à l’aise les enfants », expose le commandant Magali Bullet, chef de la sûreté urbaine. C’est en effet là que depuis un an, les mineurs victimes notamment de violences sont entendus par les policiers. Et plus spécialement par le brigadier Romain Thabouret, référent atteintes aux mineurs et atteinte à la personne en règle générale.

Un aménagement pensé

« On a décidé de rien concernant l’aménagement, c’est notre partenaire l’association de protection de l’enfance La Mouette qui a décidé du matériel. » D’où le choix d’une table en verre pour que le policier puisse observer les gestes de l’enfant sous la table, la présence d’une poupée et d’une peluche sur le canapé ou encore une maison de poupées dans laquelle on retrouve des personnages mais aussi des pièces bien identifier qui pourrait permettre à l’enfant de raconter.

 Une Salle Mélanie a été créée au commissariat de la police nationale de Bar-le-Duc, pour l’audition des enfants victimes. Le système d’enregistrement des auditions.   Photo ER /Jean-Noël PORTMANN
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Une Salle Mélanie a été créée au commissariat de la police nationale de Bar-le-Duc, pour l’audition des enfants victimes. Le système d’enregistrement des auditions.   Photo ER /Jean-Noël PORTMANN
 Une Salle Mélanie a été créée au commissariat de la police nationale de Bar-le-Duc, pour l’audition des enfants victimes. Une caméra et un micro permettent d’enregistrer les auditions.   Photo ER /Jean-Noël PORTMANN
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Une Salle Mélanie a été créée au commissariat de la police nationale de Bar-le-Duc, pour l’audition des enfants victimes. Une caméra et un micro permettent d’enregistrer les auditions.   Photo ER /Jean-Noël PORTMANN
 Une Salle Mélanie a été créée au commissariat de la police nationale de Bar-le-Duc, pour l’audition des enfants victimes. Un miroir sans tain permet de surveiller l’audition sans perturber les enfants.   Photo ER /Jean-Noël PORTMANN
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Une Salle Mélanie a été créée au commissariat de la police nationale de Bar-le-Duc, pour l’audition des enfants victimes. Un miroir sans tain permet de surveiller l’audition sans perturber les enfants.   Photo ER /Jean-Noël PORTMANN
 Une Salle Mélanie a été créée au commissariat de la police nationale de Bar-le-Duc, pour l’audition des enfants victimes. Un miroir sans tain permet de surveiller l’audition sans perturber les enfants.   Photo ER /Jean-Noël PORTMANN
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Une Salle Mélanie a été créée au commissariat de la police nationale de Bar-le-Duc, pour l’audition des enfants victimes. Un miroir sans tain permet de surveiller l’audition sans perturber les enfants.   Photo ER /Jean-Noël PORTMANN
 Une Salle Mélanie a été créée au commissariat de la police nationale de Bar-le-Duc, pour l’audition des enfants victimes.   Photo ER /Jean-Noël PORTMANN
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Une Salle Mélanie a été créée au commissariat de la police nationale de Bar-le-Duc, pour l’audition des enfants victimes.   Photo ER /Jean-Noël PORTMANN
 
 

Glace sans tain

Moins visible pour les enfants, des micros, une caméra et une glace sans tain derrière laquelle un autre policier peut aussi observer l’enfant et surtout d’où il enregistre l’audition. « Cette salle est un vrai confort de travail. Avant les mineurs étaient auditionnés dans nos bureaux, avec des collègues autour, on était obligé de taper sur l’ordinateur en même temps, il y avait du bruit, là nous avons une meilleure qualité d’audition », constate le brigadier Thabouret, qui a notamment suivi une formation pour les auditions de mineurs victimes d’infractions sexuelles.

Revisionner les images

L’objectif étant que l’enquêteur et l’enfant ne soient pas perturbés. Parce que si une audition peut durer, l’attention d’un enfant n’excède pas 10 à 15 minutes. « Après on le perd et c’est fini », constate régulièrement le policier. D’où l’intérêt de l’enregistrement vidéo « on peut revisionner les images avec notre regard policier », ponctue le policier qui a déjà utilisé la salle à une dizaine de reprises. La dernière fois pour deux enfants de 7 et 9 ans.

Plus de photos sur www.estrepublicain.fr

 

source : https://www.estrepublicain.fr/faits-divers-justice/2021/02/23/salle-melanie-une-salle-adaptee-a-l-audition-des-mineurs-victimes