Tant que nous les chercherons les enfants disparus sont toujours avec nous.
Vendredi 25 MAI 2018 - 15ème Journée Internationale des Enfants Disparus.
Une petite fleur contre l'oubli. Les bénévoles de la Mouette vous proposeront de porter un myosotis, GESTE GRATUIT Pour ne pas oublier Marion, Ines, Nawal, Lucas, Mathis, Habib, Tatiana, Leo, Cécile , Estelle, Antoine et tous les autres enfants disparus en France et en Europe. Je vous remercie de nous réserver un bon accueil sur le Boulevard de la République devant les Gallery Lafayette à Agen. De 9h00 à 19h00.

 

 


 

Mon coup de colère
C'est incontestable la peine capitale ne sera jamais remise en France ne nous épuisons pas à souhaiter son retour mais exigeons des peines à la hauteur de ces actes abominables et irrémédiables, exigeons une perpétuité non pas en trompe-l'oeil mais une perpétuité réelle, exigeons le respect d'un verdict populaire au moment des Assises, ne permettons plus qu'un violeur assassin récidive, exigeons qu'il soit suivi toute sa vie durant et ne puisse jamais croiser le regard d'un enfant, alors OUI commencera la protection réelle des plus petits des faibles LES ENFANTS.

Annie Gourgue

35 ans après rien n'a changé !
Le 27 Janvier 1984 disparaissait à Colayrac commune de Lot et Garonne, une petite fille âgée de 7 ans, elle s'appelait Magali FORABOSCO.
Espérance, puis tristesse et colère lorsque Magali fut retrouvée violée et assassinée après 15 jours de recherches.
Un an passe et enfin son assassin Robert GUINET fut retrouvé. Il avait fait des propositions à une jeune collégienne qui n'a pas hésité à en parler à ses parents.
Nous apprenions avec STUPEUR que cet assassin avait été condamné à la perpétuité en Meurthe et Moselle pour le viol et l'assassinat d'une petite jeune fille alors âgée de 13 ans.
Libéré pour bonne conduite il s'installe dans le 47 et passe inaperçu.
Condamné une première fois à la perpétuité et déjà libéré !
Puis Céline, Delphine, Alexandre, et tant d'autres prénoms d'enfants (en moyenne 18 à 20 mineurs par an) sont venus se rajouter à la longue liste des victimes de ces assassins pédophiles à qui la Justice a voulu donner une autre chance de réinsertion !
Marches blanches, fleurs, bougies, cris d'horreur et d'angoisses, interrogations, banderolles "plus jamais ça" Devions nous nous contenter encore et encore de ces démarches sachant que depuis l'abolition de la peine capitale aucune peine de substitution n'avait été prévue par le Ministre de la Justice Monsieur Robert BADINTER. L'échelle des peine n'existait plus. La perpétuité demandée par des jurés aux assises n'était pas respectée.
Avec des parents d'enfants victimes, retrouvés violés et assassinés nous avons réfléchi et proposé au Garde des Sceaux de l'époque Monsieur Pierre MEHAIGNERIE "La peine incompressible 30 ans" et remise en liberté après expertise de 2 experts psychiatres de renommée et suivi de ces criminels.
Vous l'aurez remarqué cette peine est rarement demandée !
Des années après devant l'escalade des violences sexuelles faites aux enfants avec La Fondation pour l'enfance, ManuAssociation et l'APEV nous avons oeuvré pour la mise en place en France comme il en existait dans d'autres pays d'un fichier dans lequel seraient inscrits tous les pédophiles. Ce fichier existe le FNAEG, mais apparemment il ne sert pas à suivre ces pédophiles ! Les maires ne savent même pas qu'il existe et ils devraient pouvoir accéder à ce fichier avant d'engager un futur salarié qui pourrait être auprès des enfants (centre de loisirs ou sportif, ramassage scolaire...)
AUTREMENT DIT :
Des années après des violeurs récidivistes ou pas ne font pas la totalité de leurs peines et se retrouvent dans la société dans un total anonymat !
Des années après des violeurs n'ont aucun suivi !
Des années après pour faire avancer la réinsertion la Justice a mis en place ce qu'on appelle "LA JUSTICE REPARATRICE" !
Et des années après des enfants sont encore victimes de ces pédophiles que tous les experts psychiatres sont unanimes à dire qu'un jour ou l'autre ils récidiveront !
Et des années après des parents pleurent et vivent une douleur incommensurable après la perte de leur fille ou fils.
Des années après ce ne sont pas les Magistrats qu'il faut incriminer ils appliquent le code de procédure mais il faut se bouger pour faire changer les choses en faveur des enfants et protéger leur avenir.
Aujourd'hui des hommes et des femmes ont accompagné les parents de la petite Angélique en organisant une marche blanche et un lâcher de ballons blancs et partagent leur douleur !
Et demain ? Demain une information chassant l'autre, cette petite fille sera oubliée si une association ne rappelle pas ce drame et ne soutient pas les parents.
Et demain d'autres criminels pédophiles condamnés à de longues peines ne les feront pas dans leurs totalité et demain d'autres enfants seront victimes !
A moins que demain des voix s'élèvent de la France entière
pour dire "POUR PROTEGER NOS ENFANTS NOUS EXIGEONS QUE LES PEDOPHILES ACCOMPLISSENT LA TOTALITE DE LEUR PEINE ET SOIENT SUIVIS A LA TRACE"

 

Annie Gourgue.

Joyanae,

Ta vie sur terre n'aura duré que quelques mois.

Le 19 novembre dernier, nous apprenions cette terrible nouvelle : Une petite fille violée et tuée à Agen victime du compagnon de sa maman. Tu avais 17 mois.

L'émotion, l'incompréhension et la colère nous envahissaient.

Notre association, comme elle le fait, hélas trop souvent, s'est constituée Partie Civile.

Beaucoup d'Agenaises et d'Agenais se sont manifestés pour dire leur tristesse et leur colère souhaitant t'accompagner à ta dernière demeure une rose blanche à la main.

Une entreprise s'est proposée pour prendre en charge tes obsèques.

Des Antilles je reçu un appel me disant que tu avais un papa. J'ai eu ton papa longuement au téléphone.
Aujourd'hui j'apprends par la presse que le samedi 7 avril tu as été inhumée dans la plus stricte intimité à la demande de ta famille maternelle.

Je comprends et respecte cette décision tout à fait normale vu la douloureuse situation et l'immense chagrin de ta famille maternelle.
Néanmoins je regrette que ton papa ne sache pas aujourd'hui où se trouve ta dernière demeure car il souhaiterait t'apporter des fleurs.

Tu n'as pas eu le temps de le connaitre ce papa néanmoins tu en avais un.

Nous n'avons pas pu hélas t'accompagne samedi Joyanae, mais sache petit ange que toutes nos pensées et nos prières vont éclairer ta nouvelle route.

Annie Gourgue
Présidente de l'association La Mouette