Parce que ces cyber-criminels participent activement aux viols et à la maltraitance des enfants, l'Association La Mouette se constitue partie civile contre ces personnes qui téléchargent, possèdent, échangent des photos et des vidéos pédopornographiques. Les dommages et intérêts servent à financer "en partie" les salles Mélanie.

Parce qu'il parait logique de faire payer ceux qui participent aux viols des enfants et ceux qui les maltraitent. (voir autres procès Epinal etc...)

Ces salles sont spécialement conçues pour que l'audition filmée obligatoire des mineurs se passent dans les meilleures conditions.

C'est ainsi que le mardi 2 avril 2019, La Mouette, partie civile, s'est déplacée à Bergerac pour assister au procès de cet homme. Le tribunal correctionnel l'a condamné à 18 mois de prison dont 12 mois assortis de sursis avec obligation de soins, inscription au registre des fichés S, interdiction d'entrer en relation avec des mineurs, interdiction de travailler avec des mineurs, obligation de travailler. Il a été condamné à verser 800 € à la partie civile. Arrivées à 13h30 au Palais de Justice, c'est à 19h15 que nous en ressortirons pour rentrer sur Agen.

Le 6 mars 2019 au sein de la Direction Générale de la Gendarmerie, le Général de Corps d'Armée François GIERE Directeur des Opérations et de l'Emploi, a signé avec Madame Annie GOURGUE Présidente de l'association la Mouette, une convention de partenariat visant à créer et à aménager au sein des casernes de gendarmerie des salles spécialement agencées pour l'audition de mineurs victimes d'agressions notamment sexuelles "Salles Mélanie".

Cette Convention a été signée en présence du Général de Division Jean-Philippe LECOUFFE Sous-directeur de la Police Judiciaire et de Madame Pascale SIGLE-FERTILHANGES Vice-Présidente de la Mouette.

L'objectif de ce document est de fixer un cadre national auxquels les formations administratives de la gendarmerie pourront se référer pour décliner localement un partenariat avec l'association en vue de l’aménagement d'une ou de plusieurs salles Mélanie.

Au cours des 10 dernières années 19 salles dont 15 en gendarmerie ont vue le jour grâce à l'association la Mouette dont l'objectif est La défense, la protection de l'enfant - l'aide et le soutien aux victimes, la lutte contre la pédophilie, la recherche d’enfants disparus.
 
 
 

Le 14 Novembre 1996, disparaissait à la sortie de son école Sembel à AGEN, à midi une petite fille âgée de 10 ans
Marion WAGON.
Le 14 Novembre 2018, 22 ans après, pour ne pas l'oublier et en témoignage de sympathie pour ses parents, son frère, sa sœur et toute sa famille, l'association la Mouette vous demande de porter un ruban blanc sur vous, ou à la voiture, ou sur votre sac ou de le mettre sur votre page.
Ce geste symbolique, pas grand chose à faire, un petit clin d’œil à Marion et peut être une réponse à la même question depuis 22 ans :

Où es tu Marion WAGON ?

 

 

Mercredi 14 Novembre la Mouette comme elle le fait chaque année sera en ville à AGEN sur le boulevard pour distribuer des rubans blancs un petit clin d'oeil à Marion WAGON disparue le 14 novembre 1996.
Nous aurons besoin de bénévoles ! qui peut se joindre à nous ?
Merci pour votre réponse.

 

Notre nouveau projet pour décembre 2018, une salle Mélanie au Commissariat d'Agen.

Ce sera notre quatrième salle Mélanie dans le Lot-et-Garonne.

Le Lions club Ovalie ont d'ores et déjà participé

http://www.la-mouette.fr/revue-de-presse/102-le-lions-offre-1300-euros-a-la-salle-melanie

Merci !

 

21/11/2018

Les travaux de l'installation de la salle Mélanie au Commissariat d'Agen ont commencé...

 

 

 
Publié le .
 

Inaugurée officiellement ce mardi 5 mars, à Agen, la salle Mélanie du commissariat a déjà servi à auditionner un petit garçon de 5 ans et une fillette de 7 ans. Explications 

Les panneaux de bois figurant un petit garçon et une petite fille peuvent aider les petites victimes à indiquer à quel endroit du corps ils ont subi une agression.©Thierry Breton

La maison de poupées permet à l’enfant de mimer des choses dont il veut parler ou dont il ne souhaite pas parler. A côté, le "glou-glou" de la fontaine a des vertus apaisantes.©Thierry Breton

La caméra filme le comportement de l’enfant et ses gestes, y compris les mouvements de bras et de jambes sous la table, délibérément choisie en verre.©Thierry Breton

Aux côtés du commissaire Laurent Fraysse, de droite à gauche, Audrey Philipps, brigadier-chef et officier de police judiciaire, n°2 du groupe d’atteintes aux personnes, Annie Gourgue, présidente de La Mouette, la préfète Béatrice Lagarde et le procureur général, Patrick Mathé. ©Thierry Breton
 

Désormais, les policiers n’auront plus à se délocaliser leurs auditions de mineurs dans les locaux de leurs voisins les gendarmes. ©Thierry Breton


Dans une pièce contiguë, un policier peut suivre l’audition en direct et communiquer via des oreillettes, avec le collègue qui entend l’enfant dans la salle Mélanie. ©Thierry Breton

L’inauguration de la salle Mélanie s’est déroulée en présence d’un proche collaborateur du ministre de l’Intérieur, puisque Philippe Tireloque, inspecteur général de la police nationale et conseiller police de Christophe Castaner, avait spécialement fait le déplacement depuis Paris. ©Thierry Breton

 

La salle Mélanie inaugurée au commissariat d'Agen

Publié le , mis à jour
 
L'essentiel : La 19e salle Mélanie dédiée aux mineur(e)s victimes de violences sexuelles financée par la Mouette a été inaugurée aujourd'hui au commissariat d'Agen. Une audition enregistrée et filmée dans un lieu bienveillant qui évite aux jeunes victimes de répéter et revivre les traumatismes subis.


La salle était appelée de ses voeux. Le législateur impose depuis 1998 l'audition enregistrée et filmée des mineur(e)s victimes d'abus sexuels. L'association La Mouette se bat pour la cause des enfants depuis plus de trois décennies. A la faveur des dommages et intérêts dont elle bénéficie dans le cadre des procès en pédocybercriminalité, elle a contribué à l'ouverture de 18 salles Mélanie, avec l'inauguration officielle hier de la 19e salle installée au 2e étage du commissariat d'Agen.

La première salle Mélanie avait été créée voilà 10 ans à la gendarmerie d'Agen, partagée dans le cadre des procédures par les militaires et les policiers. Depuis, d'autres salles ont essaimé en France sous l'impulsion de la Mouette avec le soutien de nombreux bénévoles et partenaires financiers comme Le Lions club ou l'Innerwheel, mais aussi des entreprises et initiatives privées.

Dès sa nomination à Agen, le commissaire Laurent Fraysse a été conquis par la démarche volontariste d'Annie Gourgue et s'est lancé avec enthousiasme dans ce projet à ses côtés. Il a remercié ce matin, "tous les membres bienfaiteurs qui ont réuni un budget de 15 000 euros et qui ont contribué à ce que la journée d'hier soit une belle date pour la DDSP", a t-il précisé. "Cette salle était espérée pour les jeunes victimes d'agressions".  "Ce dossier n'aurait pu voir le jour sans votre appui sans faille"s, a-t-il gratifié la présidente de la Mouette soulignant sa générosité de coeur.

Mise en confiance

Un déménagement interne à l'hôtel de police a permis de dégager un espace de deux bureaux mitoyens. L'un aménagé de manière chaleureuse aux fins d'auditions des mineur(e)s avec mobilier coloré, maison de poupées pour situer les pièces où se sont déroulés les sévices et décoré d'un coquelicot sur le mur, symbole pour Annie Gourgue, de fragilité mais aussi de résilience chez cette fleur qui pousse partout.

Des enquêteurs du groupe "d'atteintes aux personnes" et de l'ancienne brigade des mineurs du commissariat recueillent la parole de l'enfant d'un côté qui est retransmise dans une pièce mitoyenne par écran interposé qui filme et enregistre les déclarations. Via une oreillette et un zoom, les techniciens peuvent suggérer des questions ou orienter aussi les auditions en fonction du comportement et de la gestuelle du mineur visualisé en direct dans le bureau voisin. Emblématique fondatrice des salles Mélanie, Annie Gourgue, la présidente de la Mouette, a rappelé les 35 ans d'existence de l'association depuis la disparition de Magali Forabosco, les 30 ans de la déclaration internationale des Droits de l'enfant et la 19e installation d'une salle Mélanie "ici à Agen qui garde la tache indélébile de la disparition de Marion".

Une salle cruciale, accueillante et bienveillante selon elle, "car redire ses traumatismes, c'est les revivre. Là on recueille une seule fois la parole de l'enfant". Et la vidéo versée au dossier d'un juge d'instruction, pourra être diffusée aussi au moment du procès d'assises.

Libérer la parole

Pour la préfète Béatrice Lagarde, "les violence sexuelles restent difficiles à quantifier, souvent tabous et accompagnées de honte. Avec la crainte de ne pas être crues, les victimes sont contraintes au silence et la société à la surdité. Les services de polices et de justice ont le devoir de révéler des faits". Elle a évoqué l'allongement des délais de prescription. "Cette salle Mélanie est faite pour libérer la parole et aider à la manifestation de la vérité". La préfète a salué l'engagement d'Annie Gourgue dans ce combat. Cette dernière se rend demain à Paris signer une convention de salles Mélanie avec la direction générale de la gendarmerie nationale. Ce matin, Philippe Tireloque, conseiller auprès du ministre de l'Intérieur s'est déplacé spécialement pour assister à l'inauguration.

Caroline Saint-Pierre